Explosion et prise d’otage au Stade Couvert

Mardi 19 mai à 9h40, une voiture piégée explose au Stade Couvert de Liévin, c’est la panique dans la foule des spectateurs dont certains sont touchés. Un groupe de terroristes prend en otage 18 spectateurs. Arrivées sur les lieux du drame quelques minutes plus tard, les premières équipes de secours doivent faire face à ce scénario catastrophe.

Ce drame orchestré par la préfecture du Pas-de-Calais pour tester les capacités opérationnelles et mettre en synergie les différentes équipes d’intervention, a mobilisé plus de 350 professionnels. Les sapeurs-pompiers, la police scientifique de Lens et de Lille, la police nationale, les démineurs, les médecins et infirmiers du secteur ont pris à bras le corps la situation.

Une simulation plus vraie que nature

Cet exercice réalisé par la sécurité intérieure de la préfecture d’Arras met en scène les élèves infirmier de la Croix Rouge de Béthune dans le rôle des victimes et dans celui des preneurs d’otages des policiers Béthunois.

Couverts de « faux » sang, blessés et paniqués, les victimes sont prises en charge par les équipes de secours. Des bilans sont vite effectués et le tri des victimes est établi, les urgences relatives d’un côté, les urgences absolues de l’autre. Les sapeurs-pompiers rejoints par le SMUR soignent les blessés graves dont le bilan vital parait engagé. Pendant ce temps, les démineurs entrent en action pour détecter un éventuel deuxième engin explosif. Les forces de l’ordre contiennent les proches des victimes qui veulent pénétrer dans l’enceinte du stade et dirigent les rescapés choqués vers la cellule d’aide médico-psycologique.

Sauvetage et extinction d’incendie

Un fourgon pompe-tonne arrive sur les lieux à 9h54, les sapeurs-pompiers sont accueillis par un groupe de personnes paniquées qui leur demande de l’aide. L’ordre est donné, l’ensemble de l’équipe accompagne le chef d’agrès pour une reconnaissance sauf le conducteur, qui cherche à localiser une prise d’eau pour alimenter l’engin.

Le COS oriente et engage les binômes sur différentes missions de secours. Deux binômes prennent en charge les victimes en détresse vitale, alors que d’autres localisent de nouvelles victimes, des foyers d’incendie et examinent la structure bâtimentaire pour anticiper un éventuel dégât. Un binôme d’attaque s’engage dans un des escaliers du stade avec une lance à débit variable afin d’effectuer une reconnaissance de toutes les pièces de l’étage. Sur place le bâtiment est endommagé par le souffle de l’explosion de la bombe mais les étages supérieurs restent praticables et aucune autre victime n’est découverte. L’ascension du binôme vers le deuxième étage est freinée par la police qui bloque l’accès à cause de la prise d’otage…

Le Commandant du GIPN demande d’établir deux lances à débit variable dans les cages d’escalier qui mènent au réfectoire où sont prisonniers les otages. Les derniers sur les lieux, la police technique et scientifique et les médecins légistes évaluent les causes des décès des dix personnes tuées dans l’attentat.

Après toute cette suite d’actions engageant les professionnels de la sécurité du Département, le système est levé à 14h00, au moment où le GIPN neutralise les preneurs d’otages. Les sapeurs-pompiers intervenus durant quatre longues heures démontent leur dispositif de sécurité…

Ce type d’exercice permet à l’ensemble des services d’améliorer leur collaboration et leur efficacité : l’entrainement est la meilleure des préparations à ces situations de crise.

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